Ces deux articles présentent deux visions contradictoires de l’évolution de la francophonie dans le monde. Les deux journalistes agréent que de plus en plus de personnes vont parler français, mais le premier pense que le français sera la langue la plus parlée dans le monde en 2050 quand le second pense qu’elle sera seulement la deuxième ou troisième langue internationale.
Étudiant le français, je suis très intéressé par la question de la francophonie et content de savoir que la langue française se développe encore. Langue de la diplomatie, notamment à l’ONU, elle est aussi, pour moi, la langue de la culture, la langue de beaucoup d’artistes, des écrivains bien sûrs, mais aussi des peintres et des musiciens. Je pense à Picasso, Van Gogh ou Chopin. Le français est donc bien une langue internationale, comme l’anglais, l’espagnol ou l’arabe, des langues moins parlées que le chinois ou l’indien mais qui sont seulement des langues nationales. (94 mots)
Corrigé
Ces deux articles constatent l’augmentation du nombre de locuteurs du français mais s’opposent sur la place que celle-ci donnera à la langue française. Le journaliste de l’Express affirme ainsi que l’étude Natixis ne tient pas compte des réalités locales, surestimant le nombre de francophones. Selon lui, le français ne sera jamais la première langue internationale en 2050.
En tant qu’étudiant de Français Langue Étrangère, je suis très intéressé par la question de la francophonie. Il me semble que seuls l’anglais et l’espagnol ont un rayonnement comparable dans le monde. Or, ces dernières langues ont beau compter plus de locuteurs, elles ne jouissent pas du même prestige que le français, considéré comme la langue de la diplomatie et de la culture depuis plusieurs siècles. Et, si j’en crois les articles, ce passé riche est encore bien vivant grâce à l’enseignement. Je ne peux donc que me réjouir d’une telle vivacité alors que j’apprends moi-même cette langue.
Analyse
Outre la correction de quelques fautes mineures, le corrigé s’efforce d’améliorer la reformulation (pour ne pas répéter de passages du texte) et d’éviter le problème de la répétition du mot « langue ».
La première partie développe l’opposition de manière plus complexe, pour sortir du schéma « A mais B », en reprenant les arguments du document 2.
La deuxième partie reformule la vision de l’étudiant de FLE en utilisant davantage d’articulateurs logiques (« or », « donc ») et des expressions idiomatiques plus soutenues (« avoir beau + infinitif »). Il ne s’agit plus de donner des exemples pêle-mêle, mais de se livrer à une réflexion plus approfondie sur les caractéristiques du français.
?